Aujourd'hui, c'est la première adaptation de Bichette2. C'est la première fois que je la laisse à quelqu'un vraiment pendant 2h (en dehors de son père - et encore?).
Bizarrement, ce qui m'a inquiétée cette nuit c'est surtout de ne rien oublier dans le sac. Et ce matin, quand je lui ai dit qu'elle allait chez sa nounou aujourd'hui, elle n'a fait que me sourire. Bon signe!
J'ai aussi expliqué cela à la grande, qui souhaite retourner elle aussi chez une nounou ;-)
Une fois garée devant chez l'assistante maternelle, Bichette2 dormait, j'étais contente. Le sourire. L'idée qu'elle commence sa petite vie, et que je vais disposer de 2h m'est agréable. Je devais aller faire ma prise de sang, mais finalement, je me suis dis qu'avec l'attente cela me boufferait mes 2h, donc je décide de rentrer pour essayer de dormir. Mais il y avait un petit nuage gris.
Quand-même, c'est bizarre d'être contente? Je ne devrais pas soit être stressée soit culpabiliser? Ne pas se poser de question.
Je la dépose, la nounou est très souriante, contente d'avoir Bichette2, cela fait plaisir à voir. Je vais lui dire "à tout à l'heure" dans son cosy où elle se réveille doucement. Cela m'embête de ne pas lui faire un vrai bisou et de la prendre dans les bras, mais cela serait sans doute dommageable. Je m'en vais, et reviens à la maison, presque le sourire aux lèvres.
Et à la seconde où je franchis la porte, l'émotion me submerge. De savoir que son lit restera vide 2h et que je ne l'aurais pas dans les bras tout ce temps me fait monter les larmes, puis les sanglots.
C'est fou comme les émotions peuvent être contradictoires et / ou paradoxales.
Hier, je n'en pouvais plus, entre ma grande qui supporte mal d'avoir moins d'attention, et la petite qui criait à cause de son vaccin. Le soir la grande a encore fait une comédie pas possible pour dormir. On n'a eu d'autres choix que de l'enfermer dans sa chambre et la laisser pleurer un moment, chose que je me refuse à faire en temps normal ; mais là, je n'en pouvais plus. A un moment donné, je pense qu'il faut mieux laisser pleurer quitte à ce qu'elle se sente un peu mal, que d'essayer une énième fois d'arranger les choses, mais d'exploser encore plus face à un affront de trop.
Et ce matin, je suis seule dans la maison, tranquille, et je m'ennuierais presque.
Elles me manquent.
Aujourd'hui est aussi le dernier jour que je suis seule à la maison en congés maternité. Monsieur a pris deux semaines pour les vacances scolaires, qui correspondent à la fin de mon congés mat'. Ca sent la fin. Ces dernières semaines ont eu beau être d'une difficulté extrême - quitte à se sentir en prison par moment - ça me fait quelque chose de franchir cette étape. Ca veut dire que je passerai moins de temps avec mes filles. Cette idée me soulage par moment, et me terrifie à d'autres.
Les réjouissances et les préoccupations d'une maman tout ce qu'il y a de plus ordinaire, sous forme de journal intime.
A lire avant de lire ce blog
Je tiens à signaler que ce blog faisant office de journal intime, il est donc écrit sous le coup des émotions. Tout ce que j'y écris ne reflète pas forcément ma pensée réelle et rationnelle, mais plutôt une pensée à un moment donné qui a besoin d'être extériorisée. Je prie donc chaque lecteur de ne pas prendre ces propos à la lettre et de ne pas prendre ombrage des choses peu agréables que je pourrais être amenée à écrire.
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