Quoi que je fasse, je me sens toujours coupable.
Aujourd'hui, je me suis sentie coupable lorsque j'ai posé Bichette2 chez sa nounou deux heures, et qu'elle ne m'a pas spécialement manqué. Certes, en deux heures j'avais tellement de choses à faire que je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Mais au fond je me sentais coupable de ne pas éprouver ce manque après avoir passé plus de deux mois scotché à elle. Je l'adore, elle est trop mignonne, mais cela fait tellement de semaine que je ne rêve que d'une chose, de disposer de mon temps librement. Même si c'est pour faire des tâches ménagères.
Parfois quand je la regarde, je l'adore, mais je me sens plus détachée que pour la première. Alors est-ce que je suis normale pour cette grossesse et que j'avais eu trop de mal à couper le cordon pour la première? Ou étais-je normale pour la première et trop détachée pour celle-ci?
Bichette2 semble très contente. Très heureuse. C'est vrai qu'elle a eu du mal à se séparer du sein, d'autant que cela s'est fait assez vite. Il a fallu passer vite au biberon car elle tétait de plus en plus mal et cela la gênait trop à la fin (rots gaz etc...). Je lui donne encore le sein les fois où elle se réveille tôt, ou le soir. Mais ce soir elle n'arrivait plus trop à le prendre. Cela me fend secrètement le cœur, mais c'est mieux pour elle. De toutes façons, je devrais reprendre le travail quoiqu'il arrive, il faut donc mieux que la séparation se soit faite en douceur en amont.
Quand je lui dis le matin qu'elle va chez nounou, elle sourit. Elle sourit chez la nounou, au compagnon de la nounou. Et elle est très heureuse quand elle rentre. Elle sourit tout le temps. C'est qu'elle doit se sentir bien. Pourquoi je veux absolument me forcer à culpabiliser?
Après, il y a la grande. L'entretien avec la psy a fait du bien. Mais aujourd'hui j'ai eu du mal à garder de la patience. Elle a encore voulu me secouer quand j'avais Bichette2 dans les bras. Et alors que cela faisait deux soirs que le coucher était mieux, ce soir c'était horrible. Et du coup on se dispute avec Monsieur, qui trouve que j'en fais trop.
C'est un grand fléau aussi, ça, les mères qui en font trop. C'est vrai, qui a dit qu'il fallait tout faire pour ses enfants? Un abruti certainement. Une abrutie. Oui pourquoi passer du temps à essayer de faire en sorte que son enfant se sente bien. Toutes façons la société est pourrie, et il faut bien lui donner des armes. Donc faut pas en prendre soin à outrance, ce serait malvenu. Essayer de faire en sorte qu'il se sente bien, ne pleure pas le soir en se couchant, ne prenne pas trop mal l'arrivée de sa petite sœur. Essayer de faire en sorte qu'il sache reconnaître et exprimer ses émotions (quelles foutaises cette mode des émotions). Il y a comme une incompréhension aujourd'hui quand on dit qu'on fait tout cela, comme si on était folle. Oui je suis folle de prendre du temps pour que mes filles se sentent bien.
Les réjouissances et les préoccupations d'une maman tout ce qu'il y a de plus ordinaire, sous forme de journal intime.
A lire avant de lire ce blog
Je tiens à signaler que ce blog faisant office de journal intime, il est donc écrit sous le coup des émotions. Tout ce que j'y écris ne reflète pas forcément ma pensée réelle et rationnelle, mais plutôt une pensée à un moment donné qui a besoin d'être extériorisée. Je prie donc chaque lecteur de ne pas prendre ces propos à la lettre et de ne pas prendre ombrage des choses peu agréables que je pourrais être amenée à écrire.
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